Trophée Poséidon : une finale
d’exception à Cherbourg

La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. (André Suarès, extrait des Trois hommes). Et question connaissance les élèves finalistes du Trophée Poséidon, édition 2006-2007, n’ont pas été en reste. Au travers d’un quiz qui portait à la fois sur la mer et sur le groupe DCNS (histoire, métiers…), les 4000 élèves des Grandes Ecoles d’Ingénieurs se sont ainsi départagés.


Ils ne sont plus aujourd’hui que 40 élèves de 10 écoles*, sur les 54 participantes qui étaient au départ, à être arrivés à bon port. La finale est organisée exceptionnellement cette année à Cherbourg à l’occasion des 40 ans de Redoutable, 1er sous marin nucléaire lanceurs d’engin français. Trois prix sont proposés pour ce Trophée, 12 000 euros pour nouer un partenariat avec DCNS visant à financer la participation de l’école à la course Edhec. Les 2 suivants (respectivement de 8 000 et 5 000 euros chacun) financeront des projets associatifs en adéquation avec les valeurs qui font de DCNS un des acteurs majeurs sur le marché européen et mondial des systèmes navals de défense.

Arrivés à Cherbourg, les finalistes déjeunent en compagnie de responsables DCNS, c’est l’occasion pour ces derniers de présenter aux élèves ingénieurs un avant-goût des métiers du groupe.
Les équipages (4 élèves et un membre de l’administration) requinqués, se préparent alors pour présenter leurs projets au jury composé de cinq responsables DCNS**. Les étudiants de l’Ensam Bordeaux en compagnie de leur professeur d’anglais, Constance Houston, se disent extrêmement confiants à l’approche de l’épreuve et se disent même prêts à présenter leur dossier intégralement en anglais. Petite fanfaronnade avant le grand oral. Les finalistes sont tirés à 4 épingles pour l’occasion. Pour Christophe de l’Ensieta, « porter un costume c’est la preuve du sérieux qui sera le nôtre au moment de gérer un projet et en particulier dans le cadre de notre participation à la course Edhec. »
Le Trophée Poséidon a provoqué un véritable engouement cette année, « on peut même parler de harcèlement » nous explique avec le sourire Maryse, élève à Centrale Marseille. C’est une véritable envie de bien faire qu’on peut lire sur les visages des élèves, ne décevoir ni les membres du jury ni les camarades restés au port.

C’est l’heure de prendre la barre à tour de rôle. Evidemment les questions de dernière minute refont surface, mauvaise habitude inhérente à tous ces élèves habitués aux grands concours. Il reste dix minutes montre en main pour que chacune des équipes réussisse à convaincre les jurés.
Les projets se succèdent et si les présentations des équipages se font très similaires, les manières diffèrent. Des écoles comme Centrale Marseille et l’Esigelec essaient de se distinguer au travers de présentations vidéo afin d’économiser le plus de temps possible. D’autres dans un style plus sobre adoptent une présentation très stricte de leurs projets, exposé du budget, flocage du bateau, mise en valeur de DCNS dans le cadre de ce partenariat ardemment recherché par tous. Les écoles se distinguent par ailleurs dans l’utilisation de différents bateaux (J80, Grand Surprise, Mumm 30), afin de multiplier les participations à des courses de voile et par la même occasion augmenter la visibilité que DCNS recherche au travers de ce partenariat.

Si les projets pour le 2d prix se ressemblent pour la plupart, en proposant des animations en marge de la Course Edhec avec création de stand DCNS, interventions de responsables du groupe à des fins d’entretien, certaines écoles se distinguent comme l’Ecole Navale de Brest avec le projet Quartz 1, un drone mettant en application directe leurs connaissances dans la conception navale. Mais le projet qui surprend véritablement l’auditoire est celui de l’UTT, au travers de la transat en solitaire qu’un arrière-petit-neveu de Jules Verne, Mathieu Guillon-Verne, prépare depuis 2 ans. Ce passionné de la mer reprend à son compte la devise de DCNS en guise de conclusion : « Vous écrivez sur votre plaquette de présentation, DCNS, une aventure technologique au goût de grand large. Et bien là, vous l’avez votre aventure ! » Melaine, président de l’UTT association Marine, nous expliquera par la suite que cette conclusion était totalement improvisée. Les écoles présentent enfin des projets très divers pour le 3e prix, d’une opération humanitaire au Burkina, en passant par la participation à un raid (course sur terre), l’intégration des handicapés au travers de cours d’initiation à la voile ou encore une expérience enrichissante de tutorat dans les quartiers difficiles de Marseille associant le soutien scolaire et la découverte de monde de la mer.

Fin des oraux, le mot de la fin est pour Pascale Guerlach, de la direction de la communication du groupe : « Vous avez donné aujourd’hui véritablement du sens à la démarche de relations humaines de DCNS ».

Au tour des jurés de se réunir dans le sacro saint arsenal de DCNS Cherbourg. Les délibérations se basent principalement sur le réalisme des projets, les budgets présentés et l’enthousiasme des étudiants pour présenter leurs dossiers respectifs. Il faut évidemment qu’ils répondent à un cahier des charges visant à mettre en valeur les couleurs et les valeurs de DCNS dans le cadre des partenariats sollicités.

Le jour de la remise des prix, c’est le directeur de la Cité de la Mer de Cherbourg qui accueillent les finalistes. Petit point d’histoire sur Cherbourg qui était le point de départ pour de nombreux immigrants vers le Nouveau Monde, le nouvel eldorado. Un signe peut-être pour les équipes vainqueurs qui repartiront alors pour de nouveaux horizons.

Le troisième prix est décerné à l’Esigelec pour son projet associant la pratique de la voile à une initiation pour les personnes à mobilité réduite. L’intégration des handicapés fait aujourd’hui partie intégrante de la culture d’entreprise de DCNS dans sa politique de recrutement.

Le second prix revient à l’UTT pour son projet de transat en solitaire entre La Rochelle et Salvador de Bahia. Une aventure qui a su séduire le jury pour le défi humain, mais aussi et surtout pour l’esprit d’équipe qu’un tel challenge représente pour l’ensemble des élèves d’UTT. Mathieu Guillon-Verne le résume mieux que personne : « Une transat en solitaire, ça ne se gagne pas tout seul. »

Enfin le 1er prix revient à Centrale Marseille pour une présentation sous le signe de la bonne humeur. Les futurs ingénieurs centraliens ont su convaincre grâce à une vidéo de qualité pour vendre leur futur équipage pour la course Edhec. Pour ces élèves de Centrale, remporter le Trophée Poséidon c’est avoir su faire appel d’ « une manière transversale » à des capacités telles que l’intelligence, l’organisation, la rapidité et l’efficacité, compétences nécessaires à tout ingénieur ou ouvrier chez DCNS afin de répondre au mieux aux exigences d’excellence que tout projet du groupe comporte.

Sophie Normand, de la direction des Ressources Humaines DCNS conclut ce trophée : « Avec vos projets, vous nous avez assurément prouvé que vous étiez des jeunes gens de valeur. Inspirez-vous les uns des autres tout comme nous nous inspirerons de vous, car à nous aussi vous nous avez donné des idées. »

* Centrale Lille - Centrale Marseille - l’Ecole Navale - l’Ensam Bordeaux - l’Ensea - l’Ensieta - l’Esigelec - les Mines de Nancy - les Mines de Saint Etienne - l’UTT

** Sylvie Savin (Pôle Navires Armés de DCNS, à Cherbourg) - Pascale Guerlach (Direction de la Communication) – Guillaume Jampy (Pôle Navires Armés de DCNS, à Cherbourg) – Sophie Normand (Direction des Ressources Humaines) – Michel Ollier (Direction des Ressources Humaines)



Newsletter   Finale du trophée 2006   Areva-Challenge   Règlement   Rejoignez DCNS   

Conseil en communication - Conception du site web : Cabinet Quatre Vents